PARIS (AP) — Rapportée d'Amérique Latine en 1928 par un militaire de la Marine nationale qui la planta sur ses terres du Trégor-Goëlo (Bretagne), la graine du Coco de Paimpol prit place par la suite dans les jardins de cette région. Cette variété de haricot s'est grandement développée durant la Deuxième guerre mondiale où elle fut appréciée en remplacement du pain devenu rare.
Durant cette période de pénurie, il était fréquent de consommer du coco trois fois par jour, et ce n'est qu'après-guerre qu'est venue l'idée de le commercialiser. Le travail d'écossage en grains secs réclamant une nombreuse main d'oeuvre, la vente en demi-sec s'est alors avérée idéale, le produit étant diffusé en gousses.
C'est ainsi que le Coco de Paimpol est devenu une véritable institution. Les premières coopératives ont été créées en 1936 et, aujourd'hui, la production du Coco de Paimpol est de 8.000 tonnes, réparties sur 84 communes bretonnes.
Le déroulement de la récolte -appelée "plumage"- est tout à fait pittoresque car une main d'oeuvre nombreuse envahit les champs et les "plumeurs de coco" se retrouvent, après arrachage, assis autour d'un tas de haricots afin de sélectionner les meilleures gousses. Leur geste ressemble à celui effectué quand on plume une volaille...






